De Aguas Calientes en Argentine à Caleta Chanaral de Aceituno au Chili

 

 

 

A quelques kilomètres au nord de Malarguë se trouve las Salinas del Diamante. Cette lagune de sel rose est le théâtre d’un ballet incessant de camions remplis à ras bord de « trésor » des Andes. Ce sel minéral parfumé d’herbes et d’épices est un vrai régal pour les connaisseurs. Il est vendu un peu partout en Amérique Latine.

 

 

 

 

 

 

 

La route la plus interessante pour se rendre à Saint Rafael est celle qui passe par le Canyon del Atuel. Cette gorge de 67 km de long est comparé au Grand Canyon, en Arizona. par les habitants. Heu !!!! C’est un tout petit peu optimiste. Cependant les couleurs de roche et par certains endroits la couleur de la rivière ne nous font par regretter le détour. En approchant de San Rafael la principale retenue d’eau est bordée par quelques plages qui nous font penser à celles de la Méditerranée au mois d’août.

 

 

 

Un petit détour par Mendoza et direction la piste qui nous amène à Uspallata par les thermes de Villavicencion. Cette piste escarpée et tortueuse est de toute beauté et oh surprise au détour d’un virage en épingle à cheveux à 2300 mètres, nous retrouvons nos amis les guanacos. Quelques passereaux en bordure du chemin égayent le paysage. Apres le franchissement d’un col situé à 3000 mètres d’altitude la piste entourée de montagnes multicolores descend vers Uspallata, modeste ville entourée de peupliers.

 

Jean-Jacques Annaud, conquis par ses paysages qui ressemblent étrangement à ceux de l’Himalaya, a tourné une partie du film : Sept Ans au Tibet. Le long du chemin qui nous amène à la vallée de l’Aconcagua nous avons côtoyé l’armée argentine en train de réaliser des manœuvres à cheval, à pied ou en quad sous un soleil de plomb. Un grand coup de chapeau à ces jeunes recrues chargées comme des mulets qui se dirigent vers le poste militaire de Punta del Inca, situé à plus de 30 km.

 

 

 

L’Aconcagua, le sommet le plus haut des Andes, 6962 mètres, domine une vallée multicolore que les valeureux montagnards venus du monde entier parcourent avant l’ascension. En bordure du chemin d’approche, nous faisons la connaissance avec un oiseau dont le comportement nous rappelle ceux des gangas que nous avons souvent observés dans le désert du Kalahari, en Afrique du Sud. Il marche sur le sol accompagné de ses femelles et pousse des cris pour rassembler sa troupe.

Lors de notre passage de la frontière vers le Chili à Los Libertadores, nous avons mesuré notre chance de ne pas le faire en sens inverse. Une queue interminable de vacanciers revenant vers l’Argentine s’étire tout au long du col. L’attente peut durer 24 heures ! Ouf !!

La ville de Vina del Mar, en bordure de l’océan pacifique, représentait dans notre imagination féconde un lieu de paix et de farniente où nous envisagions de passer quelques jours : déception totale. Nous fuyons le plus vite possible cette ville encombrée d’immeubles, de voitures et de touristes…

 

 

En prenant la direction de la Serena, une ville en bordure de mer, défigurée par les immeubles, nous bifurquons vers la vallée de l’Elqui et nous faisons un stop de quelques jours à Vicuna. Ici un overlander chilien et propriétaire de l’hôtel Terral propose aux voyageurs au long cours, un parking en centre ville avec tous les services de l’hôtel à disposition. Nous avons partagé des moments conviviaux avec René et Karen autour des glaces artisanales et des pisco de la vallée. C’est l’un des meilleur accueils que nous ayons eu en Amérique du Sud. La région de Vicuna est réputée pour ses trois observatoires du ciel.

 

 

 

 

 

 

De nouveau passage vers l’Argentine par le paso Agua Negra, col situé à 4720 mètres d’altitude. Arrière toute, la frontière est fermée. Ce qui nous motive de repartir vers la côte pacifique chilienne dans des petits villages de pêcheurs, loin de la foule des grandes villes. Avant d’arriver à la Caleta Chanaral de Aceituno, nous traversons une zone désertique, protégée, où batifolent quelques renards, habitués aux humains ainsi que des guanacos et des ânes sauvages. Jacques est habitué à photographier des grandes aigrettes un peu partout dans le monde. Il est stupéfait, en découvrant la grande dame blanche, au bec jaune, se gavant de lézards en plein désert.

 

 

L’isla Chanaral, devant le petit port du même nom, est un lieu protégé qui abrite une colonie de manchots de Humboldt dont l’espèce est actuellement considérée en danger, dû en grande partie à l’activité humaine. En bordure de l’île on peut rencontrer le plus grand mammifère du monde, la baleine bleue avec ses deux cent tonnes et plus de 30 mètres de long. Son espérance de vie peut aller jusqu’à 80 ans. L’éléphant d’Afrique avec ses 7 tonnes fait figure de  »bambin » à côté. Dans notre périple pouvoir côtoyer ce gigantesque et paisible mammifère marin est un très grand moment.